Nationales

Nos dernières rencontres Nationales

Le Massif, 2019

Nous voici de retour dans cette superbe station de la région de Charlevoix, déjà visitée en 2017 pour notre rencontre nationale et dans laquelle nous projetons d’organiser une rencontre internationale en 2021.

Cette fois, les conditions météorologiques sont au beau fixe. De la neige fraîche est tombée dans les deux dernières semaines et le mercure n’est pas trop bas. La vue est toujours aussi vertigineuse sur le fleuve Saint-Laurent et ses blocs de glace mouvants.

Malgré le fort achalandage à la station – l’un des plus gros week-ends de la saison – nous n’attendons que très peu en bas des remontées. Des bénévoles de la station communiquent par radio pour s’échanger des informations sur le temps d’attente et rediriger au besoin les skieurs vers des télé-sièges moins courus. Ces bénévoles jouent un rôle majeur, comme dans plusieurs stations de ski. En échange d’une passe de saison gratuite, ils s’engagent à offrir une journée de leur temps par semaine pendant toute la saison de ski. Ils connaissent le domaine skiable du Massif par coeur. Samedi matin, nous avons la chance de partir avec deux d’entre eux pour en explorer les moindres recoins. 

En après-midi, quelques volontaires déchaussent les skis pour partir faire un tour… en hélicoptère! Une expérience mémorable. L’appareil est posé en haut des pistes, à quelques mètres de la billetterie du sommet et de l’arrivée des télé-sièges. Le voyage de 20 kilomètres dure aussi peu que 6 minutes – intenses!- mais permet d’admirer le fleuve et les pistes de ski du haut des air, ainsi que le village de Petite-Rivière-Saint-François. Le pilote Samuel Farcis nous demande si on aime les sensations fortes – bien sûr! – et s’amuse à faire quelques virages penchés à 90 degrés… Les passagers crient, ravis. Le tour d’initiation se termine en survolant la forêt enneigée au raz des arbres. On apprend qu’été comme hiver, Héli-Charlevoix propose de nombreux tours dans les airs, en particulier le survol du cratère de Charlevoix, creusé par une gigantesque météorite il y a 360 millions d’années.

Dans la salle Mer et Monts du chalet principal, nous retrouvons pour un 5 à 7 les représentants du Massif et quelques élus et acteurs de la région, pour parler de notre projet de rencontre internationale du SCIJ en 2021.

Julie Tardif, directrice principale, développement de produits et commercialisation, pour Le Massif, détaille les projets de construction incluant le futur Club Med (ouverture en 2020) et l’agrandissement du complexe d’hébergement La Cache (condos intégrés à la montagne). Le Massif projette de devenir une station 4 saisons, avec des activités toute l’année (randonnée, vélo de montagne, cours de cuisine, etc). La présidente du SCIJ Canada Ginette Lamarche raconte l’histoire du Ski-club international des journalistes, ses activités sportives et journalistiques, et l’intérêt pour toute une région de l’accueillir le temps d’une semaine.

Le maire de Petite-Rivière, Gérald Maltais, le maire de Baie-Saint-Paul, Jean Fortin, ainsi que la mairesse de Saint-Urbain, Claudette Simard, préfète de la Municipalité régionale de comté (MRC) de Charlevoix, sont visiblement très intéressés à faire découvrir les attraits de la région à des dizaines de journalistes venus du monde entier. En soirée, nous recevons aussi la visite de Marie-Julie Couturier, l’attachée de presse de la nouvelle ministre québécoise du tourisme Caroline Proulx. À suivre… 

 

Photos Le Massif, 2019

Owl’s Head, 2018

Cette station familiale des Cantons-de-l’Est porte le nom d’un chef Abénaki, Owl, qui a vécu dans la région. Après une journée de ski bien remplie, nous avons pris une bière dans le salon vintage au 2e étage du chalet au pied des pistes, et posé mille questions au fondateur et propriétaire du centre de ski depuis 1949, Fred Korman. Tout un personnage, enfoncé dans son fauteuil d’un autre siècle. In english only, il nous a parlé de l’oeuvre de sa vie, mais tel un vieux hibou qui ne se laisse pas entourlouper, il est resté avare de détails sur la transaction qui se tramait. Quelques mois plus tard, la station allait passer aux mains de nouveaux investisseurs. Les vieux télésièges en bois, antiquités d’un certain charme mais à risque croissant de bris mécanique, vivaient sans doute leurs derniers instants de gloire.

Comme à chaque rencontre nationale du SCIJ, nous avons passé une magnifique soirée, réchauffés par un feu de bois, une douzaine autour de la table à se régaler, dans un énorme chalet loué pour nous loger presque tous. Au petit matin, passé le copieux déjeuner, une surprise nous attendait dehors: un défi à relever, sous forme de pente verglaçante sur le sentier menant à la route. Impossible de sortir l’une des voitures de son stationnement. L’ingéniosité des uns, la poussée des autres et les encouragements des supporters, toute cette magie du travail d’équipe, quelques sacres plus tard, a fini par avoir raison de l’adversité, dans une explosion de joie. Le meilleur moment de la fin de semaine?

 

Photos Owl’s Head, 2018

Le Massif, 2017

À une heure de Québec (73 km via la route 138 Est), le Massif offre des sensations fortes. Parmi ses 52 pistes, certaines à la vue époustouflante donnent l’impression de plonger tout droit dans le fleuve en contrebas. Le dénivelé de 770 mètres est réputé le plus haut à l’est des Rocheuses canadiennes.

Son site exceptionnel a attiré les passionnés de la montagne bien avant que le centre de ski n’existe. Dans les années 80, il n’y avait toujours pas de remontées mécaniques. C’est en autobus que des mordus de ski montaient au sommet pour dévaler la montagne dans la neige vierge. Grâce à l’implication du cofondateur du Cirque du Soleil, Daniel Gauthier, le Massif a connu un développement phénoménal par la suite. 

En moins de 20 ans, Le Massif s’est imposé comme une des destinations de montagne les plus prisées de l’Est du Canada. La piste super G, la Charlevoix, attire les skieurs d’élite du monde entier. Elle s’étire sur plus de 2 kilomètres avec un impressionnant dénivelé de 677 mètres et une inclinaison maximale de 66%, avec une finale vertigineuse au-dessus du fleuve Saint-Laurent.

L’arrivée promise en 2020 du premier Club Med au Canada en feront une destination de calibre international.


Reportage:

Saison de ski au Québec: un redoux qui fait peur, René Saint-Louis, radio-canada.ca, 28 février 2017 (PDF

Photos Le Massif, 2017

Mont-Sainte-Anne, 2016

Plusieurs Québécois devenus champions du monde ont fait leurs premières descentes ici: Mélanie Turgeon, Jean-Luc Brassard, Pierre Alexandre Rousseau… À 803 mètres d’altitude, le Mont Sainte-Anne est l’un des plus anciens centres de ski au Canada. Cette montagne fait partie de la chaîne des Laurentides du Bouclier canadien et est intimement lié à la ville de Québec (située à environ 40 km). Elle accueille des sportifs hiver comme été et plusieurs Coupes du monde (ski alpin, vélo de montagne). 

Les 71 pistes sont réparties sur trois versants; elles totalisent une longueur de 73 km, avec une dénivellation de 625 mètres.

Le Mont Sainte-Anne a su aussi se distinguer au fil des années par la gentillesse de son accueil et l’ambiance de travail chaleureuse. Les employés y sont attachés et restent souvent de nombreuses années, voire toute leur carrière. 

Les plus courageux d’entre nous ont pu profiter des “premières traces” dès 8 heures le dimanche matin, sur les pistes fraîchement damées. Des nuages recouvraient la vallée et le soleil se reflétait, éblouissant, sur la mer cotonneuse. Un moment incroyable, vécu en compagnie du directeur de l’école de ski, qui nous a offert quelques conseils techniques pour skier avec la légèreté d’un oiseau sur la neige.

La station a déjà accueilli une rencontre internationale du SCIJ en 1995, organisée par le SCIJ Canada.

Reportage:
Mont-Sainte-Anne, ou comment tirer son épingle du jeu face à la concurrence, Ginette Lamarche, Désautels le dimanche, Radio-Canada (Ici première), 14 février 2016 (PDF)àA

À écouter

Photos Mont-Sainte-Anne, 2016

FRANCAIS
ENGLISH FRANCAIS